mardi 3 mars 2009

Première balade à Vienne

Aujourd'hui j'ai décidé de faire ma première balade à Vienne. Étant donné que je m'étais levée à une heure indigne, que j'avais rangé et nettoyé ma chambre et fais mes devoirs, il était quand même 16h quand je suis partie de chez moi.
J'ai donc décidé d'aller voir Stefansdom, parce que j'en avais entendu parler depuis que j'étais arrivée. J'ai donc pris mon fidèle plan et trouvé la station de métro la plus proche.

Évidemment, quand je suis sortie du métro, je ne suis pas allée dans la bonne direction, donc je me suis perdue, et je n'ai pas trouvé tout de suite mon Stefansdom.

En revanche, je suis tombée complètement par hasard sur le Bundesministerium für Wirtschaft und Arbeit (le ministère de l'économie et de l'emploi), qui rien que pour son bâtiment, vaut le détour...





Je suis donc arrivée sur le Stubenring et je me suis dit qu'en le remontant je pourrai peut-être tombée sur la cathédrale.

La rue nommée "Stubenring" fait partie d'un bout du Ring (l'anneau) qui entoure la vieille ville, formant un cercle de 4km de long, et qui "remplace" plus ou moins les anciennes fortifications de la ville, démolies en Décembre 1857 sur ordre de François Joseph.

Sur ce Stubenring se situe la Georg Coch Platz, place sur laquelle est bien sur bâtie la caisse d'épargne (banque pour laquelle il joua un grand rôle), sur les plans d'Otto Wagner.



L'Urania : Cet immeuble construit en 1910 est en fait un observatoire en plein centre ville, ainsi qu'une grande salle de spectacle, où sont parfois organisés des concerts.



Quelqu'un m'a demandé si les Strassenbahn de 1949 roulaient encore. Je me suis renseignée, et ce seraient les Strassenbahn avec des plateformes. Donc pour la réponse, non, ils ne roulent plus, les plus vieux Strassenbahn de la ville sont ceux là.



Quand je parlais des anciennes fortifications... Ils ont trouvé des ruines de ce mur en creusant la troisième ligne de métro. Ces fortifications datent de 1200 environ et auraient été remplacées par un autre mur qui a plus tard sauvé Vienne des Turcs au XVIème siècle.



Après deux demi-tours et une glace, j'ai enfin trouvé le Stefansdom.

Bon, ben j'ai quand même été un peu déçue. J'en avais tellement entendu parler que je m'imaginais quelque chose de vraiment magnifique, et je suis tombée devant une cathédrale à base blanche, noircie par le temps et le vent, construite sur une place encore plus petite que celle de la cathédrale de Strasbourg, qui n'est pourtant pas bien grande.

Je n'irai pas jusqu'à dire que la cathédrale n'est pas jolie, mais je pense que je m'imaginais quelque chose de plus grandiose.

En revanche, elle est chargée d'histoire, que je vais essayer de résumer, et l'intérieur est vraiment magnifique.



La cathédrale Saint Étienne en français, est le plus grand édifice gothique de toute l'Autriche, avec une flèche de 137m.
Sur le même emplacement ont existé avant deux basiliques romanes. La première fut détruite par deux incendies, et la second fut prolongée par un chœur gothique pour devenir le siège d'un évêché, lors de l'accession des Habsbourg à la dignité d'empereurs romains germaniques.

La première église fut détruite, ne laissant que la façade ouest, encadrée par la suite de deux chapelles gothiques. La nef et la flèche furent bâties au siècle suivant.

Comme la cathédrale de Strasbourg, celle ci n'a qu'une seule flèche, les Viennois ayant préféré mettre leur argent dans le renforcement des fortifications, craignant l'arrivée des turcs.

La cathédrale a subi plusieurs dommages, à commencer par les turcs en 1683 (un boulet turc est d'ailleurs toujours encastré au dessus de la sacristie), puis par les français en 1809, et enfin fut pratiquement détruite lors de la guerre de 1945. Elle fut restaurée au lendemain de la guerre.



L'intérieur est absolument magnifique. Je n'ai malheureusement pas pu la visiter entièrement car je suis arrivée au moment de la messe. Je n'ai donc pas osé faire de photos après m'être aperçue qu'il y avait la messe, mais j'en avais pris une juste en rentrant.


Voici la statue de Saint François piétinant un Turc, à côté de la chaire extérieure de la cathédrale, d'où Saint Jean de Capistran prêcha la croisade de 1451.


Au passage, un échantillon des innombrables calèches qui sillonnent la ville. Petit piège à touristes... Et à Mariés, puisqu'elle font aussi les cortèges de mariage !



Toujours au passage, petite démonstration de Break Danse par un groupe assez rigolo, et en plus ils étaient loin d'être mauvais !


Depuis le comblement du fossé qu'était cette rue, toutes sortes de commerce y ont été pratiquées...

Et oui, y compris les commerces les moins avouables comme les péripatéticiennes (pour être polie) avec les "nymphes du Graben" qui y vendaient leurs charmes.

Cette rue étant l'un des plus beaux espaces découverts de la ville intérieure, elle fut l'objet de grandes fêtes organisées par la cour des Habsbourg.



J'étais en train de tranquillement me balader, mon appareil photo autour du cou, me désignant comme la parfaite touriste, quand un anglais est venu me voir avec sa valise et son appareil photo, pour me demander de le prendre en photo devant le Pestsäule.

Du coup, échange de bons procédés oblige, il a été obligé de faire pareil avec moi !!!

=D

Cette colonne fut érigée à la fin de l'épidémie de la peste qui a sévi à Vienne jusqu'en 1679, faisant près de 100 000 victimes. Pour remercier le Ciel d'avoir mis fin à l'épidémie, Léopold 1er dédie ce monument à la Sainte Trinité.

Sur cette sculpture de Fischer von Erlach (pour ceux qui connaissent) on peut voir le groupe de la Trinité, l'empereur agenouillé, une vieille femme fripée qu'un ange repousse vers l'enfer... C'est la peste...



Le marché au choux est aujourd'hui l'une des rues les plus élégantes de Vienne. Terminé le temps où on trouvait de la poussière d'anthracite qui avait donné son surnom de Marché au Charbon (Kohl = Chou, Kohle = charbon).



L'atout de la magnifique place Saint Michael est sans conteste la porte Saint Michael, entrée du palais impérial (Hofburg).
C'est par cette porte que la famille impériale gagnait ses appartements privés, les salles d'audience et de réception.

C'est cette place qui me promet entre autres plein de moments à venir, puisque je prévois de nombreuses visites des possibilités de ce palais, comme le musée Sissi, les appartements impériaux, la Cour d'équitation Espagnole, et encore plein d'autres choses qui sont toutes plus attirantes les unes que les autres.
Comme la porte est immense et magnifique, je n'ai pas pu la prendre en un seul morceau, mais je suis obligée de montrer les deux...



Quelques vestiges découverts lors du réaménagement de la place, remontant à l'époque du camp romain, et témoignant d'une occupation antérieure du site.

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