Et voilà, la fin de mon séjour est arrivée, avec, pour les couronner, l'arrivée de papa et maman et mes derniers jours à Vienne.
On a commencé avec l'intérieur de château de Schönbrunn. Encore une fois, photos interdites donc photos avec mon téléphone donc pas très bonne qualité. Mais c'est mieux que ma dernière visite, où j'avais fait aucune photo...
On a commencé avec l'intérieur de château de Schönbrunn. Encore une fois, photos interdites donc photos avec mon téléphone donc pas très bonne qualité. Mais c'est mieux que ma dernière visite, où j'avais fait aucune photo...
La visite de l'intérieur du château commence par le bureau de l'empereur François-Joseph. On raconte qu'il se levait tous les jours à 4 heures du matin pour commencer à travailler à 5 heures.

On arrive ensuite dans la salle de billard. Ce billard est celui du grand père de François, donc je vous laisse calculer son âge.

Voici la salle d'audience de l'empereur. Il recevait deux fois par semaine, et on pouvait venir le voir pour une réclamation, un souhait ou même le remercier simplement pour une décoration accordée. Ces entretiens duraient une minute ou deux, mais l'empereur y tenait. Pour les gens qui n'étaient pas de la cour, il leur était difficile de s'habiller en vêtements somptueux, donc ils étaient autorisés à venir en costume traditionnel. C'est ainsi qu'on assistait souvent à un grand défilé de couleur dans le château.

Voici la chambre à coucher de l'empereur. Elle était très sobre, avec pour seuls ornements des portraits de sa famille, principalement sa femme, l'impératrice Élisabeth, et ses enfants.
On peut aussi apercevoir un prie-dieu à gauche du lit, car l'empereur était un catholique très fervent.
On peut aussi apercevoir un prie-dieu à gauche du lit, car l'empereur était un catholique très fervent.

Et mine de rien, les toilettes de ce temps. Ça a pas mal évolué depuis non ?

Voici la chambre du couple royal. On dit qu'elle a très peu servi. On notera qu'elle a au moins servi quatre fois (Sophie, Gisèle, Rudolf, Marie-Valérie) mais ce n'était pas dans les habitudes de l'empereur... Ça ne l'aurait peut-être pas trop fait de quitter le lit conjugal à quatre heures du matin pour aller travailler.

Ceci est la salle à manger pour les repas familiaux. L'empereur s'asseyait au milieu et sa femme en face, quand elle était présente. En effet, Sissi est souvent décrite comme étant la plus belle femme de son temps, et elle en était fière. Pour entretenir sa beauté et surtout sa minceur, elle avait un régime spécial à base de jus de viande et encore plein d'autres choses tout aussi appétissantes...
Si vous avez l'œil et la mémoire, vous remarquerez peut-être le fameux pliage de la serviette impérial.
Si vous avez l'œil et la mémoire, vous remarquerez peut-être le fameux pliage de la serviette impérial.

Pour finir les appartements de l'avant dernier couple impérial, voici la salle de bain de l'impératrice, une des premières salles de bain d'ailleurs

Et un petit aperçu de la grande galerie. C'est un genre de galerie des glaces à l'autrichienne, avec un peu de glaces en moins... Les jeux de miroirs étaient surtout pour donner l'illusion d'une pièce immense, et pour jouer avec la lumière. La galerie a été électrifiée au début du siècle, et maintenant ils utilisent des lumières spéciales pour reconstituer l'effet des chandelles.


A partir de maintenant, on entre dans les pièces datant plutôt de l'époque Marie-Thérèse, qui selon moi, avait des gouts un peu spéciaux...
En effet, la plupart des pièces étaient ce que j'appellerai "surchargées". Si les décorations prises une par une sont très jolies, et relèvent d'un travail formidable, le tout mis ensemble, je trouve ça un peu lourd et écœurant.
En effet, la plupart des pièces étaient ce que j'appellerai "surchargées". Si les décorations prises une par une sont très jolies, et relèvent d'un travail formidable, le tout mis ensemble, je trouve ça un peu lourd et écœurant.
(Le salon chinois, l'impératrice était en quelques sortes fascinée par l'art chinois et japonais, ce qu'on retrouvera dans plusieurs pièces)Et enfin, le seul lit d'apparat de la cour parvenu jusqu'à nous. D'un velours rouge brodé d'or que je vous autorise à ne pas voir sur la photo, c'est le lit de Marie Thérèse et son époux François de Lorraine.
Celui là, il aura servi un peu plus, puisque ce couple impérial aura pris sa tâche très à cœur. (On disait que la tache des couples impériaux était de mettre au monde le plus d'héritiers possible). Ils ont en effet eu 16 enfant, dont 11 seulement ont atteint l'âge adulte. Et parmi ces 16 enfants, il y avait 11 filles. Toutes ses filles, Marie-Thérèse les a mariées pour raisons politiques,(pour mémoire, on a hérité de l'une d'elle : Marie-Antoinette) sauf sa préférée Marie-Christine, qui a eu droit à un mariage d'amour avec le comte Albert de Sachse, et une cérémonie immense reproduite sur plusieurs tableaux dans le château.
Celui là, il aura servi un peu plus, puisque ce couple impérial aura pris sa tâche très à cœur. (On disait que la tache des couples impériaux était de mettre au monde le plus d'héritiers possible). Ils ont en effet eu 16 enfant, dont 11 seulement ont atteint l'âge adulte. Et parmi ces 16 enfants, il y avait 11 filles. Toutes ses filles, Marie-Thérèse les a mariées pour raisons politiques,(pour mémoire, on a hérité de l'une d'elle : Marie-Antoinette) sauf sa préférée Marie-Christine, qui a eu droit à un mariage d'amour avec le comte Albert de Sachse, et une cérémonie immense reproduite sur plusieurs tableaux dans le château.

On termine enfin la visite du château par la chambre du roi de Rome, devenu par la suite le Duc de Reichstadd. Ça ne vous dit rien ? Et si je vous dit l'Aiglon ? Toujours rien ?
Alors petit mémo historique :
Alors petit mémo historique :
Napoléon Bonaparte a épousé en premières noces Joséphine de Beauharnais, dont il a divorcé lorsqu'il a vu qu'elle ne pouvait plus lui donner d'enfants. Il s'est donc mis en quête d'une autre épouse, et son choix s'est porté sur la fille de l'empereur d'Autriche, ce qui lui permettait, pensait-il, d'apaiser les relations franco-autrichienne. François 1er a d'abord refusé, pour finir par lui accorder la main de sa fille Marie-Louise, qui donna naissance à Napoléon-quelque chose. Napoléon sénior était si content qu'il nomma son fils de suite Roi de Rome. La suite, on la connait, Napoléon fut exilé, et sa femme, qui entre temps avait fini par préférer son pays d'adoption à son pays d'origine, fut rappelée en Autriche avec son fils. Pour des raisons politiques, François premier fit garder son petit fils au château, puis le nomma ensuite duc de Reichstadd. On dit qu'il était très beau et très courtisé, malheureusement très malade, et avait de gros ennuis pulmonaires. Il est donc mort sur ce lit, à l'âge de 21 ans.

La visite des pièces est donc terminée, un dernier petit aperçu des jardins fleuris ?
Et parce qu'il faut bien s'y croire...



Napoléon François Charles Joseph Bonaparte, dit Napoléon, serait mort d'une tuberculose.
RépondreSupprimerMais comme par hasard, il meurt alors qu'il commençait à s'intéresser à la question de son paternel...
Quant à Marie-Louise, elle était trop heureuse de retourner goûter les joies de sa cours autrichienne et des gâteries de son amant le comte de Neipperg...
Merci pour cette présentation du château; c'est instructif et ça donne envie d'y aller!
Ton "Comme par hasard" me semble être un tantinet soupçonneux !
RépondreSupprimerA l'époque si je me souviens bien, peu de gens survivaient à une tuberculose...
Quant à Marie Louise, d'après ce qu'ils disaient à Vienne, elle était au contraire déçue de quitter son pays d'adoption, elle s'était très bien acclimatée en France ! C'est d'ailleurs entre autre pour ça qu'elle n'est pas restée à la Cour de Vienne ensuite (apparemment...)