Nous avons ensuite visité l'exposition des vieilles voitures. Que mon beau-frère préféré se calme tout de suite, on n'en est même pas encore arrivés à ses vieilles voitures à lui...
Il s'agit d'une double exposition, sur les vieilles voitures et sur les traces de Sissi. Ne me demandez pas ce que ça fait ensemble !
On commence par le manteau que portait Sissi lors de son couronnement en tant que reine de Hongrie :
Il s'agit d'une double exposition, sur les vieilles voitures et sur les traces de Sissi. Ne me demandez pas ce que ça fait ensemble !
On commence par le manteau que portait Sissi lors de son couronnement en tant que reine de Hongrie :

Puis encore quelques habits d'époque

On remarquera la taille ultra fine de Sissi : 48 cm ! Comme quoi le jus de viande apparement c'est efficace...
Malheureusement, j'ai déjà oublié bon nombre des explications qu'on nous a donné, donc je ne vais en retranscrire ici qu'une petite partie...
On commence par les voitures dites Landeau.
Elle avaient la particularité d'avoir le cocher assis directement en selle et il n'y avait donc pas de siège.
Malheureusement, j'ai déjà oublié bon nombre des explications qu'on nous a donné, donc je ne vais en retranscrire ici qu'une petite partie...
On commence par les voitures dites Landeau.
Elle avaient la particularité d'avoir le cocher assis directement en selle et il n'y avait donc pas de siège.

Voici un petit échantillon des voitures d'enfants. Et oui, même eux avaient leurs voitures, tirées par des moutons ou des poneys...
On commence par la voiture de l'Aiglon, qui était très confortable, et spécialement créée pour lui. On constate en effet qu'il y a en bas du coffre des petits aiglons aux ailes fermés, ainsi que sur les chassis, et les espèces de grands accoudoirs sont censés représenter la protection de l'aigle, symbolisant à la fois son père et celui qu'il deviendra plus tard.
On commence par la voiture de l'Aiglon, qui était très confortable, et spécialement créée pour lui. On constate en effet qu'il y a en bas du coffre des petits aiglons aux ailes fermés, ainsi que sur les chassis, et les espèces de grands accoudoirs sont censés représenter la protection de l'aigle, symbolisant à la fois son père et celui qu'il deviendra plus tard.

Et on a ensuite la photo de la voiture des enfants de François-Joseph et Sissi, typiquement impérial par la couleur verte.

Ceci est une voiture de jeu. Elle est toute petite, et servait principalement lors de jeux de la cour. La voiture était conduite par l'homme qui s'asseyait devant, tandis que la femme prenait place sur le grand siège derrière. Loin de rester inoccupée, elle devait, à l'aide de lances, flèches ou harpons, attraper ou toucher diverses cibles. Marie-Thérèse aimait beaucoup ce genre de jeux, et en donnait souvent à la cour, où le peuple autrichien était invité à venir voir.

On a la même version en traineau :

Et puisque les femmes ne sont pas seules à s'amuser un peu, voici la voiture de chasse de l'empereur. Comme il était très dynamique (selon l'audio guide), mais pas assez pour ne pas être en voiture (selon moi), il avait fait installer un siège pivotant, d'où il pouvait tirer.

Voici une voiture de voyage ! C'est une voiture impériale, ne me demandez plus à quoi on voit ça, si ce n'est au vert qui paraîtrait presque noir aujourd'hui... Toujours est-il que les voitures d'apparat n'étaient pas faites pour voyager, et qu'il y avait donc d'autres voitures de voyages beaucoup plus fonctionnelles. Elles pouvaient se transformer en couchette pour deux personnes, les pieds se glissant jusque sous le siège du cocher.

Et voici une voiture qui me fait beaucoup rire !
Il s'agit de la voiture des archevêques de Vienne. A la base, il s'agissait de la voiture de Marie-Louise, avec laquelle elle est revenue à Vienne lors de l'exil de son époux. Comme elle n'en avait plus l'usage, elle l'a revendue aux archevêques de Vienne, qui l'ont laissée en état, à part certains petits ajouts concernant leur fonction. Et c'est comme ça que la poignée de la porte représente une femme à la poitrine dénudée, chose peu conventionnelle pour un évêque !
Il s'agit de la voiture des archevêques de Vienne. A la base, il s'agissait de la voiture de Marie-Louise, avec laquelle elle est revenue à Vienne lors de l'exil de son époux. Comme elle n'en avait plus l'usage, elle l'a revendue aux archevêques de Vienne, qui l'ont laissée en état, à part certains petits ajouts concernant leur fonction. Et c'est comme ça que la poignée de la porte représente une femme à la poitrine dénudée, chose peu conventionnelle pour un évêque !

Et pour rester dans la famille, voici la voiture de l'Aiglon. Voiture officielle j'ai envie de dire, qui revenait d'Italie ! Elle avait bien sur tous les emblèmes de Napoléon, donc quand elle est arrivée en France, le grand père de l'Aiglon, François 1er, a fait sauter tous les emblèmes, pour les remplacer par ceux des Habsbourg, aigle bicéphale, couronne et encore autre chose que j'ai oublié. Elle n'a pas beaucoup servi par la suite, et sa dernière utilisation a été entre 1916 et 1918, lors du couronnement de Charles VI en roi de Hongrie. Pour ne pas heurter la sensibilité des hongrois, ils ont fait enlever tous les emblèmes autrichiens, pour ne remettre par la suite que la couronne sur le toit.

Et voici des voitures d'apparat. Celle ci n'est pas une impériale, seulement une voiture de bourgeois...

Et VOICI la voiture impériale d'apparat ! On remarquera bien sur la superbe couronne sur le toit ! Si ma mémoire est bonne, elle était tirée par 16 Chevaux (huit fois deux...)



Et alors je ne me souviens plus trop ce que cette voiture était, mais à la base, c'était une voiture impériale, qui a du être modifiée.
En effet, pour un enterrement impérial (décès de l'empereur ou de l'impératrice), toutes les voitures devaient être noires, et pour un décès d'un membre de la famille impériale, les voitures devaient être rouges. Donc on peignait et repeignait sans arrêt les voitures, jusqu'à ce qu'ils décident d'en faire construire des rouges et des noires, pour arrêter de les abîmer.
Concernant cette voiture, ce n'est qu'il y a peu de temps qu'une école d'art a redécouvert les peintures sur les portes et l'a restaurée.
En effet, pour un enterrement impérial (décès de l'empereur ou de l'impératrice), toutes les voitures devaient être noires, et pour un décès d'un membre de la famille impériale, les voitures devaient être rouges. Donc on peignait et repeignait sans arrêt les voitures, jusqu'à ce qu'ils décident d'en faire construire des rouges et des noires, pour arrêter de les abîmer.
Concernant cette voiture, ce n'est qu'il y a peu de temps qu'une école d'art a redécouvert les peintures sur les portes et l'a restaurée.

Et enfin, la dernière voiture des empereurs et impératrice... Le corbillard...

La dernière utilisation de cette voiture date de... 1989 ! Non, ils n'ont pas fait ça pour mes deux ans, mais pour la mort de la toute dernière impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie, l'Impératrice Zita ! Elle était exilée depuis 1919 (en même temps que son mari, à la chute de l'empire Austro-Hongrois, à la fin de la première guerre mondiale), et interdite de séjour en Autriche, même pour les obsèques de sa fille au Tyrol. Elle revient pour la première fois en Autriche en 1982.
Elle décède le 14 Mars 1989, en Suisse. Le Premier Avril, au 67 ème anniversaire de la mort de son mari, Vienne lui rendit hommage par des obsèques respectant le protocole de la cour impériale des Habsbourg. Pour l'occasion, ils ont ressorti de la Hofburg le carosse funéraire qui avait porté le cercueil de François Joseph en 1916, et ont enterré l'impératrice dans la crypte des Capucins, auprès du buste de son mari.
Quand je l'aurai retrouvé, je vous ferai part de ce fameux protocole funéraire autrichien...
Elle décède le 14 Mars 1989, en Suisse. Le Premier Avril, au 67 ème anniversaire de la mort de son mari, Vienne lui rendit hommage par des obsèques respectant le protocole de la cour impériale des Habsbourg. Pour l'occasion, ils ont ressorti de la Hofburg le carosse funéraire qui avait porté le cercueil de François Joseph en 1916, et ont enterré l'impératrice dans la crypte des Capucins, auprès du buste de son mari.
Quand je l'aurai retrouvé, je vous ferai part de ce fameux protocole funéraire autrichien...
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